Sensee Bike – Une vie de hamster

Deux roues Sport
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Etape alémanique de la coupe fribourgeoise, cette étape se distingue par son parcours court (8.5 km) à réaliser plusieurs fois. Pas si excitant ? A voir…

Lors de mon inscription à cette course, je n’étais pas enthousiaste à l’idée de jouer au hamster… Cette Sensee Bike se déroule comme les courses des coupes XCO, à savoir une boucle à réaliser un certain nombre de fois. On démarre donc avec une Start Loop de 5 km, évitant la plupart des goulots d’étranglement dans un 1er temps, afin d’étaler le peloton. Puis c’est parti pour la boucle de 8.5 km à réaliser 4x. Quatre. Fois.

Sur le papier, ça n’a rien d’excitant, c’est certain. Et pourtant, cette boucle est géniale. 500m de bitume maximum ? Des singles dans tous les sens, des montées courtes mais plutôt techniques, voir très techniques pour certains passages, des petites descentes piégeuses qui secouent le vélo… bref, un circuit qui ne laisse pas le temps de se reposer. Et c’est tant mieux !

Pour ma part, j’aborde cette course tranquillement. J’ai pu reprendre le sport avec envie après mon break estival, les sensations lors des entrainements sont bonnes, tous les signaux sont au vert. Je pars m’échauffer, réalise quelques 30/30 pour chauffer la machine, mais je vois que je suis mou à l’avant alors que j’ai gonflé mes pneu ce matin même. Zut, je sais que mon pneu a une petite déchirure ramenée de mes vacances en montagne, mais le préventif avait fait effet. Retour tranquille au parking, j’attrape une pompe, regonfle “un peu trop” histoire d’avoir de la marge et repart m’échauffer. Et, caramba, je me choppe une giclée de latex dans les jambes. La déchirure s’est rouverte . Je la place donc en bas afin que le préventif puisse s’y engouffrer et colmater. J’ai eu fin nez de remettre 60 ml de latex dans la roue en fin de semaine dernière ! Une fois que c’est fait, je cogite : monter la chambre à air tranquillement avant la course ou partir comme ça et profiter du tubeless ? La pression dans le pneu est encore bonne – voir au top, et après m’être torturé les méninges durant tout l’échauffement, je décide de partir ainsi.

Le départ est donc donné et c’est parti pour la start loop. Ca part très vite. Trop pour moi et je renonce à suivre, sachant que je vais en remonter une bonne partie de toute façon. Cette première petite boucle fait bien son office. Je me retrouve tout de même coincé à un rétrécissement, mais ne perds que quelques dizaines de secondes. Je profite des portions où je ne peux pas dépasser pour me coller à la roue et tenter de m’économiser. Cette 1ère boucle se passe comme attendu : elle n’est pas encore terminée que je remonte des concurrents partis trop vite. Je découvre aussi ce parcours sur lequel je prends un réel plaisir à sauter les racines et les pierres, utiliser les appuis en sortie de courbe lorsqu’il y en a et travailler avec le VTT sur les montées techniques – toutes, en fait…

Bref, la course se déroulera pour le mieux et le pneu terminera la course sans autre surprise. Au final, me voilà 19e Mater sur 29, 59/97 scratch et  7e participants FriBike, résultat qui devrait me propulser dans le top 10 du classement général

En regardant mes chronos, je vois que je manque de régularité :

  • T1 : 26’47”
  • T2 : 27’00”
  • T3 : 28’06”
  • T4 : 28’39”

Une partie de cette différence de temps est à mettre sur le compte de groupes m’ayant ralentis sur le 3e tour, mais ça n’explique pas le temps du 4e. Je suis obligé de constater un manque d’endurance, à travailler d’urgence ! Il faudra aussi que je m’attaque à la giclette, cette capacité de partir fort sur les premières centaines de mètres, nécessaire pour bien se placer et éviter de subir un bouchon au premier ralentissement.

https://www.strava.com/activities/1131567388

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