Prise en main de l’Epic Marathon 2013

Partager cet article :

Après 2 années passées sur un Mondraker Factor R, j’ai eu envie de passer à quelque chose de plus nerveux, de plus réactif. Assez rapidement, j’ai retenu l’option de l’Epic, de Specialized. Et, comme le marché de l’occasion permet de belles surprises, j’ai commencé mes recherches. Pour trouver un Epic Marathon 2013.

Le cahier des charges que j’avais en tête pour ma futur monture comprenait quelques contraintes : tout suspendu, suspension efficace, léger et bien équiper. Mon Mondraker étant déjà monté en XT, c’était ça au minimum. Mission accomplie avec cet Epic au cadre carbone, à la suspension FSR avec Brain à l’avant comme à l’arrière, entièrement équipé XTR. Heu… Wouah ! Un court essai avant l’achat m’avait rapidement convaincu qu’il s’agissait de ce que je recherchais. J’avais immédiatement été bluffé par le fonctionnement du Brain et la rigidité du cadre et de la réactivité général du vélo.

Montée

Dimanche dernier, j’ai enfin pris le temps de faire une petite sortie “essai” avec la bête. Début sur le bitume, le Brain bloque la suspension et ça pédale comme sur du tout-rigide. Efficace ! Première côte, le poids plume de l’Epic (à peine plus de 10 kg équipé) et surtout l’inertie très faible des roues permet d’accélérer si facilement qu’il faut faire attention à ne pas se brûler les ailes dès le début de la sortie. La suspension toujours ferme sur le bitume, ça monte facilement, vraiment. Arrive enfin la fin de la côte, mais du chemin bien caillouteux, comme on l’aime à VTT. La, ça reste léger et la suspension se met à travailler dès qu’il le faut. Jusque là, c’est un véritable sans faute : les vitesses passent facilement et précisément, la rigidité du cadre permet de transmettre toute la force sur la roue arrière, poussant ce vélo en avant avec une facilité déconcertante.

Descente

Passage à présent à la descente, je sens tout de suite que l’angle de la fourche est plus ouvert, rendant le vélo très réactif : une bonne prise en main du vélo est nécessaire sinon la chute est assurée, le moindre coup de guidon faisant directement réagir l’ensemble du cadre. Je voulais un vélo réactif, je l’ai ! Mais dès les premiers mètres de descente, on se rend aussi compte que l’avant braque très fort, que l’arrière suit et que l’ensemble se faufile partout avec une agilité… grisante ! Une petite photo finish avant de rentrer, histoire de voir le monstre, au repos.

PSX_20150329_113531

S’il fallait résumer

Ayant été très actif (en course à pieds) cet hiver, je ne sais pas si la facilité d’avancer est due à une forme physique inhabituelle ou si, vraiment, ce vélo est un bijoux. Enfin, je pose ça comme ça… La réactivité est sensiblement supérieure à celle du Factor; en passant en danseuse, le cadre du Factor n’avait pas la même rigidité que le cadre carbone de l’Epic, engendrant logiquement plus de pertes. Question maniabilité, ce vélo est, là aussi, une arme redoutable, ne demandant qu’à braquer. Forcement, avec un empâtement plus court de quasi 5 cm, l’agilité en ressort gagnante. De même, monter un vélo avec des roues légères est un upgrade appréciable : les relances se font plus franches et les parties plus techniques se passent bien plus simplement.

Enfin, un gros + pour les pneus S-Works Fast Trak à l’avant et Fast Trak Control à l’arrière m’ont agréablement surpris : pour des pneus “sec”, ils se sont très bien comportés, débourrant très bien et conservant une excellente motricité dans les parties plus collantes. Même si, en mode “découverte / 1ère sortie de l’année”, j’ai été raisonnable, leur efficacité m’a indéniablement surpris.

Partager cet article :