Marathon de Barcelone 2015

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Les collègues m’ayant convaincu de courir avec eux le Marathon de Barcelone – un 15 mars. Bon, il faut avouer que je n’ai pas été très long à convaincre…

Début de l’entrainement à raison de 4x par semaine le 23 décembre. Et c’est parti pour 12 semaines. Parfois contre la pluie et le vent, souvent avec le froid (entre -2°C et 6°C), toujours avec le plaisir de l’effort réalisé de retour à la maison. Bref, un préparation sans accros majeur si ce n’est 1 semaine de perdue à cause de la grippe. Préparatifs logistiques pour ce week-end à Barcelone avec les enfants pour m’accompagner. Inscription, avion et logement facilement réalisés, j’avais donc assez rapidement tout organisé, ne me laissant plus de mauvaise excuse pour ne pas m’y rendre.

Arrivée à Barcelone la veille de la course, je récupère rapidement mon dossard et package souvenir puis je prends un peu la température dans l’exposition. De retour au Stamm familiale, je mange bien une dernière fois, prends le temps de tout préparer pour le lendemain, tout le monde aux plumes et, étonnamment, je m’endors facilement malgré un certain stress.

Dimanche matin, debout à 6h15, je prends le temps de déjeuner copieusement, le départ n’étant qu’à 8h30. Je prépare ma matinée, repense aux stratégies mentales à appliquer lors des différentes étapes de course et, flash, mon rêve de la nuit me revient ; je terminais le marathon “facilement”, en regrettant de ne pas avoir plus donné. Ca me travaille, j’ai l’impression que tout mon travail de préparation est à refaire. Je ne tergiverse pas plus et décide d’abaisser mon objectif de 3h30 à 3h25. Je refais tous mes calculs afin de redéfinir un rythme de course moyen. Le chemin qui me mène au départ est agréable : la journée s’annonce radieuse et le soleil qui se lève me réchauffe le corps dès que nous nous croisons. La motivation est là, les jambes aussi.

Une fois dans le box de départ, je me concentre sur ma course en marchant de long en large. Rester statique m’est totalement impossible, chaque cellule de mon corps étant en harmonie avec mon objectif du jour. Arrive le départ du 1er bloc, tout le monde fait ses derniers préparatifs : la ferveur de ce moment est quasi religieuse. Chacun place d’énormes espoirs sur ce moment, le tout dans un objectif fondamentalement positif. C’est simplement extraordinaire de ressentir la joie de toutes ces personnes allant dans une même direction.

Top départ ! Le sourire s’accroche à mon visage. Je crois qu’il ne le quittera pas que très peu. Les 10 premiers kilomètres défilent à toute vitesse. Plus que 30 km de plat 🙂 Les ravitaillements sont bien organisés, de longues tablées de bouteilles d’eau permettant de s’abreuver sans avoir à “batailler”. Et, au pire, nombre de coureurs prennent leurs gorgées d’eau et font passer les bouteilles sur le couloir central pour que ceux qui n’auraient pas eu leur ration ne passent pas leur tour. Belle image !Cette première partie de Marathon passée, il commence à y avoir de plus en plus de monde au bord du parcours. Arrivés à la Sagrada Familia, c’est une horde qui est là à nous crier dessus pour nous encourager. Magique ! A partir de là, mise à part une portion de “transition entre deux quartier, le public est présent en nombre. C’est surprenant de voir tout ce monde avec une bonne veste alors que je cours en t-shirt et en short.

Au km 27, coup de mou. Même si je maintiens le rythme, je commence à vraiment me sentir fatigué et la motivation va commencer à me faire défaut. Je m’interdis de passer mon temps à regarder ma montre. Il y a une panneau chaque kilomètre qui me dit où j’en suis en m’acharner sur ma Garmin ne va pas m’aider. Je me concentre sur ma foulée, sur ma respiration, m’imagine déjà arrivé au but dans les temps. Je pense à ma famille, aux encouragements. Au km 30, je regarde à nouveau la montre, fait mes calculs : 3h25, c’est possible ! Le sourire revient, j’ai à nouveau du plaisir. Et un plaisir fou ! A partir de là, je sais que rien ne pourra plus m’arrêter. Les 12 derniers kilomètres ont été un plaisir. Je me suis laissé porter par l’envie de courir, par le plaisir d’avancer, en étant convaincu. Les deux derniers kilomètres sont un faux plat montant. Je file et dépasse, encore et encore. J’ai l’impression de courir très vite tellement je double. Après coup, j’ai réalisé que je ne fais “que” tenir le rythme quand beaucoup lâchaient.

Trace : https://connect.garmin.com/modern/activity/720636054

En enfin, l’arrivée…
20x30-BARL4646

Question alimentation, j’ai opté pour des gels énergétiques Clif Bar arôme framboise. Déjà testé sur divers événements, c’est une valeur sûre et mon estomac l’assimile très bien. Au rythme d’une portion toute les 45 minutes, je suis arrivé au bout sans chute d’énergie. Et en plus, c’est super bon ! Accompagné d’eau, tout simplement, à chaque ravitaillement.

Bref, une belle expérience, à recommander. Et à refaire !

Zurich-Marato-2015---Miguel-Martinez

 

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