Le break estival

Deux roues Sport
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Nous voici arrivant à la fin du mois d’août. Pour les parents dont les enfants sont scolarisés, c’est aussi synonyme de fin des vacances. Tiens, si on en profitait pour parler repos ?

“Le repos fait partie de l’entrainement” – P.R. un soir autour d’une bière !

Si je regarde en arrière, ça fait depuis janvier que je m’entraine sérieusement avec des concepts tels qu’intervalles, PMA, FTP, vélocité, endurance force… et j’en passe. Cette reprise rapide a été motivée par mon objectif A de l’année, la Transpyr. En parallèle, il y a l’autre objectif, le B, la coupe fribourgeoise. Les deux formats sont assez différents et j’ai profité des courses de B pour m’entrainer pour A… Bref, il aura fallu jongler un peu, mais A c’est bien passé avec, pour conséquence principale, l’impossibilité de participer à deux course de cette coupe régionale. Vu que le classement se fait aux 6 meilleures des 8, je savais que je me lançais dans B en ayant déjà grillé le blind.

Puis est arrivé l’été. Le vrai, avec les vacances. Où on se dit qu’on va pouvoir s’amuser, en profiter comme des fous ! Et ce fut chose faite durant une semaine de vacances en montagne. Dans une magnifique région, parfaite pour la marche. Oui, la marche ! La différence ? Des #%¬¢ de montées qui tapent fort. Ou du bitume. Super Bref, pour moi qui suit un “moulineur”, je me dis que de taper des exercices de force, ça fera aussi du bien. Malgré tout, les paysages sont beaux, les descentes plutôt plaisantes et il n’y a pas 1’000 personnes sur les sentiers.

Puis c’est le retour, de courte durée au monde du travail. Et, là, mal aux jambes et à l’envie. Le sport devient une véritable corvée. Le corps et la tête n’en veulent plus. Je ne ferai d’ailleurs aucune sortie “entrainement”. Re-départ en vacances, à la plage cette fois. Je sors difficilement mes baskets pour courir un footing d’une heure, en compagnie du frangin puis une 2e sortie de 40 minutes à un rythme plus intense. Et c’est tout, pas la moindre envie d’en faire plus. Bref, je décide d’accepter cette méforme, craignant le surentrainement. De retour à la maison, je veux mettre ces deux semaines de repos relatif à profit et vise une sortie longue, mais tranquille. Il me faudra à peine 20 minutes pour réaliser que non, toujours pas et que même le mal de tête s’en mêle. Je mets la flèche dès que je peux et rentre tranquillement à la maison m’envoyer une plaque de choc. Pas par dépit, non. Par envie.

Le lendemain, c’est reprise du boulot. Et de retour, le soir, à la maison, je me motive à sortir en ayant pour unique idée de profiter de ce qui viendra. Et, là, génial. Je saute, je roule, je tape, j’accélère. J’ai envie de donner, transpirer, d’aller fort et vite. La forme est vraiment là, l’envie aussi. Encore prudent, je décide de reprendre l’entrainement structuré, mais sans me mettre la pression, quitte à lâcher en milieu de série. Et ? A fond, fort, les jambes qui brûlent, mais la tête qui tient. c’est reparti !

Et alors ?

Pour avoir une chance de se faire plaisir lors des courses ou lors de belles sorties, l’entrainement est incontournable. Et plus le niveau recherché est haut, plus l’entrainement se doit d’être spécifique. Et intense. Or le corps humain est fragile, un véritable machine de précision, mais qui peut aussi casser. Avant toute planification, l’écoute de soit reste primordiale. Si l’entrainement est bien suivi, si, dans l’ensemble, la charge est bien assimilée, un break de 2 semaine en milieu de saison peut devenir un réel avantage : la perte d’acquis est limitée et le retour à l’activité sportive se fait avec un nouvel appétit et un corps à nouveau à-même de supporter une augmentation de la charge. Après-coup, je constate une simple stagnation des performances – et pas une réduction. Par contre, j’ai retrouvé du plaisir à m’entrainer et à courir, activités que je trouvais très contraignantes avant le break.

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