Elsa Bike Trophy – puis un break !

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4e manche de la coupe fribourgeoise, déjà. Et 3e course en 3 week-ends… La fatigue se fait sentir !

Et quand j’écris fatigue, ça n’est pas un mot vain. La semaine précédant la course, j’avais prévu 2 petites activités incluant un rappel PMA. Au final, je ne fais que l’entrainement avec les jeunes, sans réelle motivation à rouler ainsi qu’une sortie ludique avec ma fille. Puis, samedi, je mène les jeunes dans la reconnaissance de leur parcours. C’est seulement là que je me sens, enfin, en forme. Je profite donc de tourner sur ce parcours sympathique pour mon compte. Le cœur réagit vivement, les jambes aussi : cette semaine au calme a été un excellent choix !

Arrive le jour J : je suis sur place assez tôt pour m’échauffer une 20aine de minutes avant de me placer dans le sas de départ déjà bien rempli… plus de 20 minutes avant le départ qui se fera sous contrôle en ville d’Estavayer. Sous contrôle… nous roulons entre 25 et 30 km/h et chacun tente de se placer au mieux. Ca frotte un peu partout. Pas à l’aise avec cet exercice, je ne parviens pas à m’avancer suffisamment pour partir avec le bon groupe et vais donc devoir batailler pour remonter, sautant de roue en roue. Après 4 km de course, je regarde la vitesse moyenne, pour m’amuser : 30 km/h. J’hésite à regretter de ne pas être plus en avant :-))

La course se déroule bien : j’enchaine les montées et les descentes en me plaçant toujours là où je le veux, je peux crocher les bons wagons sur les fins de montées et profiter de locomotives efficaces sur les plats. La plupart des montées sont courtes et se font à un rythme élevé (dont une qui se fera à 1’300 m/h) ne laissant que peu de répit ! L’Elsa Bike est réputée pour être une course roulante (60 km pour 1’500m de D+) et attire beaucoup de routiers. S’ils sont impressionnants sur les portions effectivement roulantes et sur les relances, il est profitable de se placer à l’avant du groupe à l’approche de portions techniques. C’est d’ailleurs le plus souvent en fin de descente que je peux reprendre un groupe plus en avance 

Au passage des 30 km, je fais mes calculs : la moyenne est supérieure à 20 km/h et passer sous les 3 heures est donc toute à fait possible. Sachant que les 10 derniers kilomètres sont hyper roulants, j’ai même de la marge et décide de pousser un peu plus. Je pars le nez au vent. Derrière, ça tente de s’accrocher, mais, à nouveau, à la première difficulté technique, ça décroche pour, rapidement, ne plus revenir sur moi, excepté un alémanique qui m’avoue plus tard que sur les descentes, il posait sa roue là où je posais la mienne. Un routier  Il commence aussi à faire vraiment chaud. J’ai mes propres ravitaillements organisés mais profite quand même de ceux de l’organisation pour prendre des gourdes d’eau et m’arroser avec. Par contre, je fais l’erreur de m’arroser la tête : l’eau mêlée de transpiration et de poussière va me salir mes lunettes : impossible de les ravoir malgré diverses tentatives : je finis donc sans elles. Raison de plus pour se placer à l’avant sur les descentes, ça m’évitera de prendre des projections dans les yeux.

Les 7 derniers se font à une moyenne de 27 km/h : ça relaie à deux puis à trois ! Les 4 derniers km sont du bitume avec quelques virages serrés nécessitant de bonnes relances. A 500 mètres de la fin, mon compagnon alémanique met le turbo : je saute dans sa roue, le 3e finira avec ses crampes quelques secondes après nous. A 50 mètres de l’arrivée, je change de vitesse, de position et attaque de fou : je finis devant 

A final, la course est bouclée en bien moins de 3 heures, conformément à mes attentes. Le terrain sec a rendu l’édition 2018 très rapide !

Quelques réflexions, en vrac :

  • Le départ neutralisé où tout le monde se roule dessus, ça n’est pas mon truc…
  • Un départ avec le bon groupe me permet certainement de gagner 3 à 5 minutes !
  • S’arroser la tête, ça dégueulasse les lunettes 
  • Etre à l’écoute de son corps réclamant du repos, ça peut payer.

Statistiques de course :

  • 2h51’15’’ – 13e Sénior (+20’59”)
  • FC moyenne : 176 bpm | max : 189 bpm
  • Vitesse moyenne : 21.4 km/h | max : 63 km/h
  • Puissance moyenne : 236 W (estimation Strava)
  • https://www.strava.com/activities/1614071540

Quelques mots au sujet de l’organisation*

La course des enfants a lieu à proximité directe de la salle de la Prillaz. Le parcours n’est pas spécialement intéressant : il commence sur le parking puis passe dans un champ à proximité. L’ajout de difficultés artificielles (saut, rampes, bosses) serait un réel plus. Le départ est donné séparément pour les filles et les garçons : ça rallonge l’après-midi, mais la cohue au départ est évitée.

  • Tarifs :
    • Adulte : 50 à 80 CHF (selon date d’inscription)
    • Enfants (Cross) : 5 CHF
  • Souvenirs :
    • Adultes : un linge de bain Elsa Bike
    • Pour les enfants : Package souvenir avec gourde, sac isothermique, divers goodies
  • Ravitaillement :
    • Ravitaillement en eau et isotonique durant la course – les bénévoles tendent des gourdes et des verres. Du solide est ajouté au fur-et-à-mesure que l’on avance
    • Ravitaillement à l’arrivée avec eau, isotonique, thé froid, fruits, fromage, yaourts…
  • Chronométrage : A puce
  • Organisation :
    • Retrait des dossards rapide
    • Le jour de la course, les places de parc sont éloignées (la zone se construit)
    • WC sur place
    • Douche à proximité
    • Zone de nettoyage des vélos à proximité, mais à l’opposé des douches
    • Jolie place de fête avec largement de quoi boire et manger dans une sympathique ambiance.

* Basés sur mes observations en course et à l’arrivée => j’ai très bien pu manquer un élément

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