3e manche de la coupe fribourgeoise : La Farzin Bike

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Cette manche est aussi la 2e course XCO en 8 jours et la fatigue est encore bien présente.

La semaine précédant la Farzin Bike, j’ai tout de même réalisé quelques sorties : un 2x10x 30/30 le mercredi – sur une durée de une heure à peine, une balade d’une heure aussi le vendredi et un déblocage le samedi, l’idée étant d’arriver le plus frais possible au dimanche matin.

Dimanche matin, on passe au retrait des dossards et départ pour l’échauffement : la météo est plutôt fraiche et il pleut un peu : pas assez habiller, je décide de faire un échauffement léger pour éviter de me refroidir trop brusquement dans le sas de départ. Pour bien faire, il aurait fallu avoir de quoi m’habiller chaudement pour attendre. Par contre, je suis bien placé dans le sas de départ. Il est donné avec une première portion neutralisée au vu de la topologie de la première ligne droite : si je comprends l’idée, je reste dubitatif quant à la réelle efficacité : à la place de lâcher des « animaux » sur une portion légèrement descendante, mi-route, mi-trottoir, on se retrouve plutôt entassé. Quel est le moins pire ? Franchement, je n’en sais rien, mais loue le fait que les organisateurs se soient posés la question.

Nous attaquons la première montée, je sens que le cœur ne monte pas tout-à-fait comme prévu malgré un excellent rythme (je décroche mon record perso sur cette portion) : l’échauffement minimal et la fatigue (surtout !) y sont pour quelque chose. Vu que je connais bien le parcours, je roule serein. Malgré la météo, le terrain est ferme mais pas dur. Pour l’instant. Car plus on descend, plus il devient meuble et piégeux, conformément à ce que le speaker annonçait au départ. Nous sommes encore loin de la boue, mais il faut rester prudent sur différentes portions. Le parcours reste (très !) intéressant, avec ses portions très rapides sur des chemins forestiers et ses montées plus raides et pleines de pierre et racines.

Grande première pour moi, je fais le 1er tour avec la première femme alors que j’étais toujours derrière d’habitude. En levant un peu le nez, je vois que je suis parmi des concurrents dont je ne vois que l’arrière, d’habitude. Je m’offre aussi le loisir de rester sur le vélo sur des portions assez pointues et glissantes alors que la tendance autour de moi est au poussage.

Au 2e tour, je me fais lâcher dès la première bosse par la 1ère femme sans rien pouvoir faire. Elle m’impressionne furieusement, je ne sais pas où elle est allée chercher cette énergie alors que pour moi, c’est 50 secondes de plus sur cette bosse (2’50’’ contre 3’40’’ au 2e tour) ! Je commence aussi à m’interroger sur le rythme du 1er tour : trop élevé et je suis en train de le payer ? Petit coup d’œil à l’arrière : pour le moment, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Je profite donc pour m’amuser un maximum sur les portions techniques et les descentes. A l’attaque de la montée sur Cerniaz, je vois qu’un groupe est en train de venir à ma rencontre. Ils ont l’air bien organisé, ça se présente mal : je sais que si je peux repartir en force sur la descente direction Henniez, je serai du bon côté : je connais cette portion par cœur et il est plus simple et plus rapide de l’attaquer seul qu’en file indienne. Arrivé au bas, je recolle à la 1ère femme : je crois que j’ai bien géré, tant le Raidard vers Villars que le Cerniaz – Henniez DH. Strava confirme 

Y-a-plus-ka remonter sur Dompierre. Le fait d’avoir recoller à la première femme me donne des ailes. On travaille assez bien ensemble et nous dépassons encore pas mal de concurrents qui semblent caler sur les 7 derniers kilomètres.

Je boucle enfin la course avec mon meilleur temps jamais réalisé sur ce parcours et passe largement sous les 2 heures.

Statistiques de course :

  • 1h52’05 – 7e Sénior (+11’37”)
  • FC moyenne : 177 bpm | max : 187 bpm
  • Vitesse moyenne : 19.8 km/h | max : 58.7 km/h
  • Puissance moyenne : 228 W (estimation Strava)

https://www.strava.com/activities/1598763421

Quelques mots au sujet de l’organisation*

L’année passée, j’avais été critique envers l’organisation : même si l’inscription à cette course est la moins chère de la coupe fribourgeoise, les cadeaux aux participants, en particuliers aux enfants, ainsi que la tristesse du ravitaillement à l’arrivée (de l’eau…) me paraissait irrévérencieuse envers les participants. Pour cette édition 2018, j’ai eu beaucoup de plaisir à voir des quartiers de pomme ainsi que des barres de céréales à l’arrivée. Et, surtout, les médailles souvenir distribuées aux jeunes participants ont été très appréciées, tant des principaux concernés que des adultes. Bravo et merci aux organisateurs !

  • Tarifs :
    • Adulte : 20 CHF
    • Enfants (Soft et Cross) : 10 CHF
  • Souvenirs :
    • Uniquement pour les enfants : une (jolie !) médaille souvenir pour tous
  • Ravitaillement :
    • Ravitaillement en eau durant la course – les bénévoles tendent les verres aux coureurs.
    • Ravitaillement à l’arrivée avec eau, pommes et branches de céréales
  • Chronométrage : manuel
  • Organisation :
    • Un tout petit peu d’attente pour le retrait des dossards
    • places de parc en suffisance
    • WC-Douche sur place
    • Zone de nettoyage des vélos sur place
    • Petite place de fête avec largement de quoi boire et manger dans une sympathique ambiance. Et les glaces au lait de brebis

* Basés sur mes observations en course et à l’arrivée => j’ai très bien pu manquer un élément

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